• Maria Lamas

Donner du sens à la bienveillance en entreprise



Je partage aujourd'hui, des extraits d’une excellente tribune de Didier Pitelet, CEO d’Henoch Consulting, sur la bienveillance en entreprise.

On parle de la vraie bienveillance : celle qui est incarnée et pas, comme les valeurs souvent, en mode « posture » et en total incongruence.

D Pitelet nous dit qu’il ne faut pas réfléchir longtemps pour constater que la bienveillance est, la plupart du temps, vide d’humanité dans les organisations. Alors même qu’elle devrait se pratiquer en toute discrétion et humilité, elle s’affiche sur papier glacé, envahit les argumentaires marque employeur, les raisons d’être tant à la mode.

La bienveillance, c’est comme la générosité et l’amour, il y a ceux qui en parlent beaucoup et ceux qui pratiquent vraiment en toute sincérité. En clair, il n’y a que des preuves de bienveillance.


Il nous rappelle qu’une entreprise, quelle que soit sa taille, qui veut se revendiquer d’une âme bienveillante doit l’assumer totalement au risque d’être clouée au pilori de la démagogie. L’assumer commence par l’exemplarité de tous les dirigeants et de tous les managers sans exception. Il suffit d’un pervers, d’un manipulateur, d’un brutal, d’un vulgaire pour que toute l’ambition s’effondre.

L’assumer nécessite aussi de revisiter ses modes d’évaluation au profit du management pygmalion et de développer un leadership spirituel porteur de sens humain, qui permet à chacun de prendre sa place.

L’assumer réclame de faire sienne l’inclusion des différences, quelles qu’elles soient, au nom d’une culture d’entreprise partagée qui unit et fédère la tribu humaine que l’on incarne.

Surtout, il signale que l’assumer, impose du courage pour savoir traiter les actes de «non-bienveillance» tels que le harcèlement, le manque de politesse et de courtoisie, le stress, le racisme ou encore toutes formes de placardisation.

Dans ce que Pitelet appelle « Tentatives du bonheur » on trouve la tartuferie de la bienveillance, qui fait des dégâts considérables et discrédite le monde professionnel.

Car selon lui, la bienveillance ne relève pas de la seule sphère intime et privée, comme le bonheur justement, mais de l’éducation, du savoir être et du savoir vivre. En clair, elle est élémentaire et fondatrice de la relation humaine.

La réalité objective de la gestion humaine impose un examen de conscience salutaire et une réflexion profonde sur la capacité des entreprises à développer des rapports bienveillants, cordiaux, normaux tout simplement.


Aujourd’hui, on bat des records de burn-out et de bore out, de stress au travail, de souffrances diverses… Cherchez l’erreur !


A force de s’appuyer sur des mots béquilles, l’entreprise finit par se vider de toutes aspérités susceptibles de venir nourrir une vraie relation de confiance avec ses parties prenantes.


D Pitelet finit par nous conseiller que si l'on veut sortir des mots creux et autres discours tartes à la crème, il faut oser privilégier la force des actes et des engagements. Car la bienveillance ne doit pas donner bonne conscience, elle est conscience de soi.




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